Une association dynamique

Le Foyer Résidence Rhodanien des Aveugles (FRRA) est une association ancienne, aux valeurs éprouvées. Le choix du nom des Girondines s’inscrit dans la mémoire et l’histoire de la ville de Lyon et de la France.

Bénéficiant de partenariats exceptionnels, et installée dans des locaux à la pointe de la modernité — au cœur d’un quartier en pleine rénovation — elle offre à la population des aînés une qualité d’hébergement et d’accueil sans équivalent.

L’association

Les partenaires

Le nom

Le quartier

L’association

C’est sous l’impulsion d’Édouard Herriot, maire de Lyon, qu’est créée en 1933 une société « d’Habitations à Bon Marché » (HBM, ancêtre de nos HLM), dédiée spécifiquement aux aveugles.

L’association « Foyer des Femmes Aveugles » lui a fait suite en 1937 et s’est installée dans un bâtiment construit par les HBM, pour assurer la gestion et le logement, ainsi que le retour à l’autonomie de femmes aveugles. Cet accueil se composait de trente-six chambres, toutes individuelles.

FRRA - rue de l'Effort

En 1976, près de quarante ans plus tard, la construction d’un nouveau bâtiment était devenue nécessaire et, sous l’impulsion de Pierre Badiou (lui-même aveugle et membre de l’Amitié des aveugles de Lyon) la décision en a été prise. L’association a changé de nom à cette occasion et est devenue le Foyer Résidence Rhodanien des Aveugles (FRRA) (publication au Journal Officiel en date du 20 janvier 1977). Ce nouveau bâtiment comprenait soixante-six chambres individuelles réparties sur 3200 m2, et était destiné à recevoir des personnes aveugles ou malvoyantes des deux sexes.

Au cours des trente années qui ont suivi, l’établissement s’est progressivement ouvert à l’accueil de personnes voyantes, pour acquérir en 2004 le statut d’EHPAD : Établissement d’Hébergement de Personnes Âgées Dépendantes, accueillant indifféremment aveugles, malvoyants ou voyants des deux sexes.

En 2006, compte-tenu de l’impossibilité de rénover le bâtiment et de satisfaire aux normes techniques nouvelles des EHPAD, est entreprise une recherche de partenaire « bailleur social » pouvant reconstruire notre établissement sur un nouvel emplacement. Après deux ans de recherches, un partenariat a pu être établi en 2009 avec la Société anonyme de construction de la ville de Lyon. Une parcelle située au cœur du quartier de Gerland, dans le septième arrondissement, a été retenue. Le projet a alors démarré, mais après un certain nombre de péripéties liées à la crise de 2008 il a fallu, pour que le projet se poursuive, que notre association en prenne en charge la maîtrise d’ouvrage.. Nous sommes donc devenus propriétaires d’une parcelle de 2232 m2, et avons engagé dès 2013 le processus de construction.

Le nouveau bâtiment comprend donc un EHPAD de 74 chambres et 17 logements adaptés, sur une surface totale construite d’environ 6000 m2  Il est situé au cœur de la ZAC des Girondins (Lyon 7e), au 16 allée Eugénie Niboyet, et nous l’avons nommé « Les Girondines » en hommage aux femmes héroïques ayant participé à cette période de la Révolution française et de la ville de Lyon (cf. rappel ci-dessous).

Les travaux se sont déroulés de décembre 2014 à septembre 2016, date à laquelle nous avons quitté nos anciens bâtiments de la rue de l’Effort (la bien nommée !) pour intégrer ce bâtiment enfin achevé.

Comme vous pouvez le constater et l’imaginer, notre situation patrimoniale a bien changé et nos besoins de financement sont plus importants que jamais.

Le but de notre association est toujours, après quarante ans d’existence, de fournir à des personnes aveugles, malvoyantes, âgées, ou non,  des conditions d’hébergement optimales et de gérer un établissement médico-social (EHPAD). Quatre-vingts ans après notre naissance, nous débutons une nouvelle vie pleine de projets : n’hésitez pas à nous apporter toute aide financière ou morale qui pourrait nous permettre de nous améliorer et de nous développer.

Le projet des Girondines

Maître d’Ouvrage : Association FRRA

Assistance à maîtrise d’ouvrage : SOLYAMO

Architecte : Atelier Arche (Dominique Bourreau)

Programmation : GERONTIM

Entreprise générale : SNJN

Surface construite : environ 5800 M2

Livraison du bâtiment : été 2016

Emménagement : 6 septembre 2016

Capacité d’accueil :

  • 52 places d’hébergement permanent
  • 8 places d’hébergement temporaire
  • 14 places d’accueil spécifique pour personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer ou de maladies apparentées (UASA)
  • 17 logements adaptés, du studio (35 m2) au T3 (76 m2)

Coût prévisionnel de l’opération :

  • EHPAD : 13 361 157 €
  • Logements : 2 125 965 €

Subventions :

  • CNSA : 1 290 000 €
  • ARS Rhône-Alpes : 571 915 €
  • Métropole de Lyon : 201 300 €

L’évolution du projet vue par Google

Les passages successifs de la « Google Car » dans la rue Crépet permettent de visualiser non seulement la construction des Girondines mais également l’évolution du quartier sur plusieurs années ! En cliquant sur chacune des vignettes, vous pouvez effectuer une promenade virtuelle dans le quartier tel qu’il se présentait à la date indiquée. Un clic sur la ligne « Afficher dans Google Maps » ouvrira chaque vignette dans un nouvel onglet, pour une navigation plus confortable.

juillet 2014

mai 2015

juin 2016

août 2017

Le caractère innovant du projet

L’élaboration du projet des Girondines s’est étalée sur plus de sept ans (de 2008 à 2016), et a fini par déboucher sur une réelle originalité dans de nombreux domaines :

Une expérience ancienne dans le handicap
  • l’association se consacre aux aveugles depuis 1937
  • le projet des Girondines étend cette expertise à d’autres handicaps sensoriels ou moteurs
  • il applique ce choix à tous les aspects de la vie quotidienne, dans tous les espaces proposés aux résidents : des rails en place au plafond, que ce soit dans les chambres ou dans les espaces de soins ou d’activités permettent, par exemple, de mobiliser les personnes sans recourir aux lève-malades moins pratiques
  • des espaces (UASA et PASA) sont spécifiquement conçus pour l’accueil et l’accompagnement de personnes en perte d’autonomie psychique (sécurisation des lieux, stimulation des capacités résiduelles…)
L'accompagnement dans la perte d'autonomie
  • l’offre d’accueil évolue en fonction de la progression de la maladie ou de la perte d’autonomie
  • il y a une continuité dans la prise en charge au cours du temps, avec un confort équitable pour tous
L'insertion dans le cadre urbain
  • l’établissement est ouvert sur la ville par ses espaces communs, intérieurs et extérieurs
  • la mixité des intervenants et des hébergements assure un brassage et le maintien des liens sociaux
  • le bâtiment s’intègre à tous points de vue dans le projet de rénovation urbaine de la ZAC des Girondins : aménagement paysager ouvert, pôle de vie sociale au rez-de-chaussée accueillant des populations éventuellement sans lien direct avec l’EHPAD…
Une architecture intérieure cohérente avec un public de seniors
  • choix de matériaux chaleureux et fonctionnels : les lits médicalisés sont habillés de bois, assortis au mobilier
  • les fauteuils sont à la fois confortables et évoquent un intérieur classique, la décoration est simple mais variée et de bon goût
  • le compromis est recherché en permanence entre l’esthétique et le fonctionnel, et entre les espaces privés et collectifs
  • des codes de couleur par étage évitent de se retrouver désorienté par des lieux dépersonnalisés
Une volonté de mixité sociale et intergénérationnelle
  • les appartements des niveaux 5 à 7 accueillent une population plus jeune et plus autonome (malgré leur handicap) que celle de l’EHPAD, mais qui se mélange avec elle à l’occasion des repas pris en commun ou d’activités proposées par l’établissement
  • l’ouverture de certaines installation au grand public (salon de coiffure…) ou aux résidents d’autres EHPAD (installations et équipements de l’espace bien-être et du PASA) permet un brassage « géographique » dans le quartier et la ville
  • la fin d’une exclusivité accordée historiquement par notre association au handicap de la cécité (même si, par nature, elle continuera à en accueillir beaucoup), permet de faire bénéficier les uns et les autres de capacités souvent magnifiées par la compensation. Les aveugles peuvent, par exemple, apporter beaucoup à d’autres types de handicaps, tant au niveau moteur et matériel qu’au niveau intellectuel
Une véritable démarche environnementale
  • attention particulière accordée à la gestion de l’énergie et au confort hygrothermique, acoustique,  visuel et olfactif du bâtiment
  • intégration des espaces extérieurs avec les aspects esthétiques et fonctionnels de l’allée Eugénie Niboyet (axe à circulation douce, paysagé, et doté d’équipements stimulant l’activité physique)
  • végétalisation des toitures, dans un contexte esthétique et fonctionnel, permettant la détente et le repos aussi bien que des activités de jardinage
  • attention particulière accordée à la protection contre les agressions des rayons du soleil : architecture de façade, films sur les baies vitrées du rez-de-chaussée, stores…

Notre nom des « Girondines »

L’histoire d’un nom de rue

Le nom des Girondines a donc été choisi en référence directe à la rue des Girondins juste voisine, et à la Zac des Girondins, nouvel espace de modernisation urbaine dans lequel nous sommes inclus.

Historiquement, cette rue des Girondins ne doit pas son nom au département de la Gironde, (si beau, sympathique et prestigieux soit-il !) ou du moins pas directement, et bien que le gentilé des habitants de la Gironde soit, effectivement, Girondins et Girondines. L’histoire est plus complexe mais pas sans légitimité pour autant.

Le département de la Gironde a, en effet, été créé à la Révolution française, en 1790, à partir des anciennes provinces de Guyenne et de Gascogne, en recevant, comme beaucoup d’autres, le nom du cours d’eau principal qui le traversait.

Pierre Victurnien Vergniaud

Il n’avait qu’un an quand un groupe de députés de l’Assemblée législative (puis de la Convention), principalement provinciaux et dont le principal orateur, Vergniaud, était originaire de Gironde, fût identifié comme « La Gironde » aussi bien par les élus que par le peuple. Il a été ensuite popularisé au début du XIXe siècle, entre autres par Lamartine dans son Histoire des Girondins qui en a décrit les aspects les plus tragiques.

Les Girondins regroupaient des députés de diverses opinions, mais globalement modérés et opposés aux excès de la Terreur et des Montagnards. Dans cette période troublée des événements de mai-juin 1793, l’éviction des Girondins de la Convention provoqua, par réaction, l’éclatement d’insurrections fédéralistes partout en province et en particulier à Lyon.

L’insurrection des Girondins de Lyon ne fût pas une simple anecdote mais bien un fait historique grave, qui a donné lieu à un siège de deux mois, impliquant plusieurs milliers d’hommes et qui s’est terminé par plus de 1500 exécutions.

La rue des Girondins est donc un hommage parmi d’autres, à l’épopée et au destin tragique d’un grand nombre de lyonnais.

Fusillades de Lyon, 1793

Et les Girondines ?

Les Girondines n’étaient pas élues, mais non moins méritantes que leurs homologues masculins. Indépendantes d’esprit le plus souvent, et partageant leurs idées, elles en partagèrent aussi le destin funeste et méritent qu’on leur rende hommage

Certaines d’entre elles s’illustrèrent plus particulièrement, par leur soutien ou par leurs actes, parfois d’une portée plus générale qu’une profession de foi politique :

Madame Roland

Manon Roland dite « Madame Roland » a joué un rôle majeur au sein du parti Girondin dont elle était considérée comme l’égérie. Agissant principalement aux côtés de son mari au ministère de l’Intérieur, mais aussi influençant les nombreux hommes politiques de premier plan qui fréquentaient son salon, C’est elle qui, montant à l’échafaud, aurait déclamé la phrase célèbre « Ô Liberté, que de crimes on commet en ton nom ! ».

Charlotte Corday

Charlotte Corday est inscrite dans la mémoire populaire pour avoir assassiné Jean-Paul Marat dans sa baignoire. On peut rappeler que ce geste s’inscrivait dans un soutien politique et intellectuel aux Girondins persécutés qu’elle avait reçus au lendemain des journées de mai-juin 1793, journées d’insurrection dont les excès étaient attribués très largement à Marat, à ses prises de parole et à ses écrits. Elle conçut donc son geste comme courageux, libérateur et susceptible de mettre fin aux massacres de la Terreur.

Marie Olympe de Gouges

Olympe de Gouges a été une femme de lettres, considérée comme une des pionnières du féminisme en France, auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a lutté pour la mise en place des droits civils et l’abolition de l’esclavage. Comme Manon Roland et Charlotte Corday, soutien actif des Girondins elle fût exécutée quelques jours après eux.

Le quartier des Girondins

La rue des Girondins se trouve donc au centre d’un projet d’aménagement urbain ambitieux, le quartier des Girondins ou Zac des Girondins, dont vous pouvez découvrir les détails dans des pages internet qui la décrivent sous divers angles, architecturaux, urbains ou chronologiques.

La page du groupe URBARCHI (dont est extrait le plan ci-contre), l’examine ainsi sous l’angle de l’urbanisme : transports, axes de circulation, espaces verts, mixité des affectations, relations avec le reste de la ville…

Le groupe SERL, pour sa part, s’intéresse aux aspects chronologiques, techniques et esthétiques (également dans cette autre page).

Le site officiel de la ville de Lyon, permet, lui, d’en revenir à l’enquête publique et au caractère organisé et concerté de l’étude.

Quartier des Girondins

Ci-dessous, une photo ancienne du « Fort de la Vitriolerie » permet de visualiser ce quartier historique datant du XIXe siècle (voir le détail dans le lien). On voit bien, sur cette photo, le stockage des produits pétroliers et le bâtiment Weitz toujours en activité (en face des Girondines, de l’autre côté de la rue : lien Google Street View).

Fort de la vitriolerie du Bourget

Dans la rue des Girondins

Le site consacré aux rues de Lyon nous offre une description de la rue des Girondins sous ses différents aspects.

Vous pouvez également vous y promener virtuellement sur la page Google Street View ci-contre, par simple cliquer-glisser. La vue initiale regarde le croisement avec l’Avenue Leclerc, au bord du Rhône. En vous retournant, vous pouvez la remonter jusqu’au bout par clics successifs, voire vous promener dans les rues adjacentes jusqu’à retrouver notre établissement en construction (tel qu’il était il y a quelques mois), à l’angle de la rue Crepet et de l’allée Eugénie Niboyet.

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